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Joyeux anniversaire à moi!

Publié le par Oli81

Joyeux anniversaire à moi!

Il y a 4 ans, une idée me trottait derrière la tête... le besoin, l'envie d'écrire et de partager une décennie dans les airs!

Il y a 4 ans j'étais un peu paumée, plus hôtesse de l'air, mais quoi alors? Comme si ce métier m'était tellement entré dans la peau que je ne voyais plus trop comment faire et comment faire autrement.

Il y a 4 ans, je sentais que je ne voulais pas tout laisser en plan comme ça, tourner la page comme si de rien n'était, parce que je voulais transmettre, faire comprendre, partager.

Il y a 4 ans, les idées se bousculaient dans ma tête, c'était confus, brouillon.... alors j'ai ouvert mon ordinateur, j'ai commencé à écrire et c'est comme ça que le blog est né!

En 4 ans je n'ai certes pas posté régulièrement, mais tous mes articles sont sortis tels quels, comme une thérapie qu'on pose sur le papier, comme une forme d'héritage que je voulais à mon tour poser pour en laisser une trace.

4 ans d'échanges, de surprises, de retours positifs (et parfois de drôles de commentaires il faut aussi le dire), mais je continue encore et toujours à recevoir des messages d'espoirs, de remerciements, d'amour tout simplement! C'est un honneur de recevoir des messages de personnes qui me demandent des conseils, ou juste un "merci"!

Merci à vous pour ces 4 belles années, merci de m'avoir permis de m'exprimer, de donner mon avis, de partager une partie de ma vie!

Aujourd'hui, j'ai tourné la page professionnellement parlant, mais je reste et resterais toujours au fond de moi une ancienne navigante et fière de l'être! C'est une partie intégrante de ma vie, c'est aussi grâce à ça que je me suis construite et que je vais de l'avant!

Je continuerais donc à partager, à écrire (je vais tâcher de m'y mettre plus souvent, promis!) à échanger avec vous!

Merci, merci, merci du fond du coeur pour ces 4 merveilleuses années!

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Un peu de transparence dans ce monde de brutes!

Publié le par Votre ancienne PNC préférée!

Un peu de transparence dans ce monde de brutes!

Ah ces grèves.... ça plait ou ça ne plait pas, mais c'est un droit dans ce pays alors on fait avec!

Rassurez vous je ne vais pas lancer un article sur le bien fondé des grèves SNCF (par contre je souhaite bon courage à tous les usagers qui doivent faire avec pendant ces prochains mois!!!) ni sur celles chez Air France, qui sont au cœur d'un débat qui devient vite houleux!

Je voudrais par contre partager avec vous quelques faits sur le métier de PNC qu'on a tendance à oublier, ou tout simplement qu'on ne connaît pas parce que ce sont des spécificités de ce métier qui sont particulières! J'espère que cela vous donnera ensuite matière à réfléchir :p

Tout d'abord parlons salaire.... aïe aïe sujet sensible!!!

J'entends dire ici et là qu'un PNC gagne bien sa vie, que ce sont des nantis, des privilégiés.... ah bon? Première nouvelle!!

Chez Airlinair, j'étais au SMIC. Pas moins, mais certainement pas plus :) On va me dire: oui mais tu ne travaillais pas 35h/semaine! Vrai... mais j'enchaînais jusqu'à 5 rotations dans une journée, arrivait à 22h30 à l'hotel, debout 4h et c'était reparti pour une autre journée. Je vous assure, ça pique. 

Arrivée chez Air France je me suis dit que ça allait être le jackpot... bon, j'ai mieux gagné ma vie c'est vrai mais ne croyez pas tout ce qu'on vous dit! Les journalistes balancent souvent des chiffres qui reflètent qu'une partie des navigants: cadre, avec plus de 15/20 ans de boîte, au plus haut des échelons. Ma foi, ils ont bossé aussi pour en arriver à de bons salaires, comme tout employé lambda qui aurait ses promotions tout au long de sa carrière non?

Quand je suis rentrée, mon traitement de base était de.... 850€. Oui oui, vous avez bien lu! On est loin du SMIC non? Alors à ça se rajoutent des frais divers (et heureusement!!!! va payer ton loyer sinon): frais d’hébergement, repas, frais liés aux rotations (qui changent en fonction de l'endroit où vous dormez) etc etc... on arrive à un salaire qui n'est jamais le même, mais qui tourne aux alentours de 1600 à 1800€, sur moyen courrier et pour un jeune PNC qui débute dans l'entreprise. Alors je vous rassure, mon traitement de base a augmenté doucement mais sûrement... en fin de ma (courte) carrière, il avait enfin atteint le chiffre symbolique de 1000€ et des brouettes (psychologiquement ça fait du bien!). Sur long courrier, en moyenne on arrive à 2000€/2200€, parfois plus, parfois moins. 

La question est: pourquoi cela change? Pourquoi jamais le même salaire? Parce qu'il dépend de pleins de facteurs: les rotations faites dans le mois, les congés payés, les absences pour maladie, les primes particulières etc... chose à laquelle on ne pense pas, et bien dans notre vie quotidienne, nous avons tous des loyers, factures, courses et dépenses diverses qui ne sont pas, elles, modulables. C'est donc pas toujours évident de gérer un budget car il faut savoir être carré pour les mois où il y en aura moins...

Là encore on va me dire que c'est bien payé pour ce qu'on fait.... ce à quoi je répondrais: pour 5 rotations sur long courrier, avec des journées de 15/16h, des nuits blanches, une pénibilité du travail qui engendre de graves problèmes de santé, ou des journées avec des levers à 3h ou 4h du matin, c'est quand même juste, non? Vraiment pas?

Alors je vais vous parler de ma petite expérience: comme certains le savent, j'ai eu un accident du travail. Cet accident m'a obligé à être à tour de rôle en arrêt maladie, ensuite en arrêt longue maladie, en arrêt d'accident, en mi temps thérapeutique, en trèèèèès long arrêt que des belles et bonnes choses!

Et bien là je peux vous dire que le traitement de base de ma fiche de salaire prend tout son sens. Je ne vais pas tourner autour du pot: en plus de galérer au niveau de la santé, je me suis retrouvé dans un trou noir financier. Pourquoi? Bah parce que passer de 2000€ de salaire à des fiches de paie à 1000€, 140€, ou 0€ ou négatif (si si je vous assure ça existe!!), ça vous plombe un budget, que vous soyez quelqu'un qui fait attention ou pas à ses économies!! Les miennes ont fondu comme neige au soleil, et les indemnités journalières, qui tardaient en prime à m'être versées, ne comblaient pas puisque calculées sur mon traitement de base. 

Alors j'avais beau avoir un beau CDI chez la plus prestigieuse compagnie nationale, j'ai du ravaler ma fierté et aller taper aux portes des assistantes sociales. Leur réponse? Bah on ne peut pas vous aider, vous avez un super bon poste. Voilà la réalité. 

La réalité c'est que tant que tout va bien, vous pouvez avoir une belle vie et une belle carrière en tant que PNC.

La réalité c'est que quand ça commence à aller mal, vous réalisez que votre bulletin de salaire ne tient qu'à votre capacité à exercer ce métier dans de bonnes conditions physiques et mentales.

La réalité c'est qu'on a de tels préjugés et idées reçues sur ce métier, personne ne vous tends la main quand vous demandez de l'aide.

La réalité c'est que vous pouvez vite vous retrouver dans une situation grave et avoir du mal à remonter la pente.

La réalité c'est qu'il y a des gens qui continuent aujourd'hui à tirer sur la corde et à monter dans les avions alors qu'ils sont à la limite de leurs capacités, qu'ils devraient plutôt s'arrêter mais qu'ils ne peuvent tout simplement pas se permettre d'être en arrêt maladie parce que sans cette rotation de plus, ils auront du mal à boucler leur fin de mois.

Je continue?

Quand on se retrouve à ne pas pouvoir monter dans un avion et à travailler au sol en attendant le ok du service médical, le salaire aussi en prend un coup. Quand on arrive à la fin de nos droits maladie, et qu'on bascule sur une longue maladie en touchant des indemnités dites "SIACI", qui vous paient quand ils ont en envie, et des pâquerettes, ça devient encore plus compliqué.

Moi je compare souvent ce métier à celui de funambule: tant que vous tenez sur la corde, tout va bien. Mais si vous perdez l'équilibre, l'issue peut être fatale.

J'avais tout: un cdi, un boulot passionnant, sans routine, fatigant certes mais qui me le rendait bien. Et puis en 2s tout a basculé: et des années après, j'en paie les pots cassés et je les paierais certainement toute ma vie.

Alors oui, il y a des bons côtés et certains privilèges: dans ce pays, il faut presque s'en excuser! Mais le revers de la médaille peut être très très cher payé croyez-moi!!

Quand j'entends les inepties dites par des journalistes qui ne sont même pas fichus de vérifier leurs sources (la base du métier me semble-t-il), j'ai juste l'impression qu'ils ont envie de nous monter les uns contre les autres!

Posez-vous les bonnes questions: seriez-vous capable de découcher la moitié du mois loin de vos enfants et de votre famille? Seriez-vous en mesure d'assurer la sécurité et la sûreté de 350 passagers de jour comme de nuit, sans dormir pendant 24h et de garantir leur bien être sur un vol, en étant à la fois infirmier, contrôleur technique, pompier et parfois nounou? Auriez-vous le courage de vous retrouver parfois dans des situations graves et dangereuses, dans des pays en guerre, au cœur de conflits qui dépassent le cadre de votre métier? Sauriez-vous accepter de ne pas passer de week-ends ou de fêtes avec vos proches, de partir à l'autre bout du monde sachant que vous raterez un événement important de la vie de votre enfant? 

Etre PNC c'est tout ça et plus encore à la fois; alors oui, il faut aussi un juste retour des choses, parce qu'on ne peut pas faire ce métier juste pour le plaisir de voir le soleil se lever sur Manhattan avant de repartir... 

 

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Une hiérarchie bien huilée!

Publié le par Votre ancienne PNC préférée!

Une hiérarchie bien huilée!

Je reçois beaucoup de messages me demandant comment faire pour devenir PNC, quels sont les centres de formation etc etc... et souvent une même question revient à la fin: "fais-ton carrière quand on est PNC?" La réponse est... oui bien sûr!!! 

Etre PNC c'est avant tout faire partie d'une hiérarchie bien carrée et bien cadrée: cela impose une rigueur, une adaptabilité et permets surtout de respecter un protocole et de savoir s'y tenir en cas de problème. Tout le monde sait ce qu'il a à faire, quelle est sa place et ça non seulement grâce au poste occupé dans l'avion mais aussi grâce aux compétences qu'incombent au rôle de chacun. Il n'y a pas de temps à perdre dans un avion quand chacun sait ce qu'il a à faire et cela minimise l'erreur humaine, l'égo ne doit pas être au détriment de la réussite du vol (on est bien d'accord, je parle du vol parfait :p mais heureusement la plupart des gens sont des personnes professionnelles et qui garantissent le succès de la rotation!!). 

Sur un vol long courrier standard vous aurez en général:

- des PNC réglementaires ou non (qualifiés sur l'avion sur lequel on vole), parfois des PNC saisonniers (étudiants la plupart du temps), ou en apprentissage. Suivant si l'on est qualifié ou pas sur l'avion, les postes sont distribués: les pnc qualifiés sont en porte (car habilités à les fermer et à les armer), ou dans les galleys, ceux non qualifiés en cabine. Les PNC saisonniers viennent en renfort, s'occupent de préparer le service et d'être en cabine, aident les UM etc etc... travail que fait bien évidemment tout PN standard! 

- 2 chefs de cabine ou CC (un pour la cabine avant et un pour la cabine arrière): chaque chef de cabine s'occupe de sa zone et la chapeaute! Son rôle prend plus d'importance lorsqu'il est chef de cabine sur moyen courrier, car il est seul chef à bord et prend en quelques sortes la place du chef de cabine principal, qui n'existe pas sur moyen courrier. Le chef de cabine commence d'ailleurs souvent sa carrière sur moyen courrier, car il en apprends davantage que sur long courrier, mais ce n'est pas une obligation! 

Son rôle est donc d'orchestrer sa partie de la cabine, toujours en accord avec le chef de cabine principal: côté commercial par exemple, il faut "harmoniser" le service, il s'assure également pendant les gardes que tout le monde est à sa place et respecte les inspections et les passages en cabine etc...

- Un chef de cabine principal ou CCP (qui chapeaute tout ce petit monde): c'est le big boss des navigants à bord d'un avion, le chef d'orchestre! Il est là pour s'assurer que le vol se passe bien d'une manière générale, pour régler les soucis et les différends, pour s'occuper des passagers à particularité et chouchouter les passagers VIP... il s'occupe en général aussi de nos collègues au cockpit (bah oui faut pas les oublier non plus!!!)

Et puis vous avez également les instructeurs, souvent des chefs de cabine principaux ou des chefs de cabine, qui font le choix de travailler à la fois dans les bureaux et à la fois en vol. Ce sont eux qui gèrent la carrière des PNC, et qui s'occupent de leurs entretiens professionnels, de leurs évaluations, de leurs avancement de carrière... en quelque sorte, c'est la personne qui vous suit pendant votre carrière, bien que chaque PNC se voit régulièrement changer d'instructeur tout au long de sa longue carrière! Ils viennent donc également sur les vols pour évaluer les PN dont ils ont la charge.

Le big boss de tous dans un avion reste bien évidemment... le commandant de bord!!! C'est lui qui décide, lui qui a le dernier mot, lui qui donne les instructions et c'est à lui qu'il faut s'adresser pour chaque décision importante (il s'en fiche de savoir s'il y a encore du poulet ou pas on est bien d'accord!!!).

Mais alors comment évolue-t-on de PNC et CCP? Alors il faut savoir que cela peut prendre plus ou moins du temps selon la compagnie dans laquelle vous êtes et selon les critères de chacune d'entre elle! Mais en règle générale, on devient d'abord CC, puis CCP et éventuellement instructeur. Passer de PNC à CC c'est accéder à des fonctions "cadre" dans un tout autre métier.

Personnellement, j'ai commencé ma carrière dans des avions où j'étais seule ou à deux, de ce fait j'étais seule maître à bord ou alors selon l'ancienneté de mon autre collègue, je pouvais être la chef de cabine ou la pnc! Je peux vous dire que cela a été très instructif!!!! Une fois entrée chez AF j'ai toujours été PNC mais comme quoi tout cela dépends encore une fois de la compagnie, et des besoins de chacune :)

Pour revenir aux évolutions de carrière, soit vous passez à l'ancienneté: à savoir qu'une fois arrivés tout en haut de votre échelon et de votre grade, vous ne pourrez plus monter et évoluer plus en tant que "simple" PNC (vous commencez "bleu", puis petit à petit montez les grades et les échelons, qui vous permettent avant tout une augmentation de votre salaire, et une ancienneté plus importante au sein de vos paires), de ce fait si une promotion pour être CC est ouverte et que vous vous y présentez, on dit que vous passez à "l'ancienneté". 

Soit vous passez sur dossier, avec une ancienneté minimum, et avec l'appui de votre instructeur.

Bien évidemment passer CC implique que vous recommenciez en bas de l'échelle des CC: les grades, les échelons seront à nouveau à gravir mais uniquement parmi les collègues CC! Il faut également préparer son passage CC, notamment en obtenant sa note d'anglais, et en bachotant (un peu comme si vous repassiez le CFS finalement). 

Et pour passer du statut de CC à celui de CCP c'est exactement la même chose!

J'essaie de faire simple et ne pas rentrer dans les détails mais voilà en gros comment on peut évoluer tout au long de sa carrière de navigant :)

Il est aussi possible de varier les spécificités: devenir tuteur, devenir PNC en première classe, développer des compétences de formateur sur les maintien de compétences et les différents cours dispensés, proposer son savoir faire sur des stages anti-stress etc etc... bref on ne s'ennuie jamais pour ceux qui souhaitent s'ouvrir à d'autres choses!! C'est un métier passionnant, où la transmission est primordiale entre collègues et la solidarité aussi :) 

Je l'ai déjà dit mais ne le répéterais jamais assez: la réussite d'un vol, d'une préparation cabine, passe avant tout par le savoir-faire de chacun mais également par la confiance qu'on peut avoir l'un envers l'autre, sachant qu'on ne se connait peut être (certainement) pas avant le vol, mais qu'on connait le professionnalisme de chacun, car c'est avant tout ça qui fait que vous êtes en vol et que vous exercez ce métier!! 

A bientôt :)

 

Une hiérarchie bien huilée!

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#metoo.

Publié le par Votre ancienne PNC préférée!

#metoo.

L’autre jour je commente un énième article intitulé « les 10 métiers les plus hots » avec une photo d’une hôtesse de l’air un peu douteuse et d’une infirmière peu regardante sur l’uniforme. Oui, marre d’avoir encore et toujours cette image de « chaudasse » véhiculée depuis des décennies par ce fantasme de l’hôtesse de l’air.. qui plus est en cette période où les femmes commencent à libérer la parole et à dire ce qu’elles ont sur le cœur. Une personne, une femme plus précisément, que je ne connais pas, a répondu à mon commentaire en disant (je la cite) « que l’humour n’a jamais fait de mal à personne et que je ferais bien d’enlever le balai que j’ai dans le cul ». Classe! Vive les réseaux sociaux lol

Que répondre à ça? Bah personnellement je n’ai pas eu envie de rentrer dans le débat parce que je pense qu’une personne qui écrit ce genre de propos ne mérite pas qu’on s’abaisse à lui expliquer que c’est en partant de ce genre de clichés qu’on en arrive à se faire harceler voir même agresser dans un avion sous prétexte qu’en tant qu’hôtesse de l’air il est implicite qu’on aime ça.

Chacun est libre de faire ce qu’il veut de sa vie, chacun est libre de vivre sa sexualité comme il l’entend et oui même parmi les pn y a de tout car il faut de tout pour faire un monde. Vive la liberté!

Mais arrêtons de faire l’amalgame, arrêtons de croire qu’on est toutes prêtes à tout pour s’envoyer en l’air à tout bout de champ et surtout pitié arrêtons de croire que le corps de chaque pn est un territoire ouvert pour n’importe quel inconnu!

Je vais vous parler de mon expérience à moi, celle que j’ai vécu personnellement et donc je ne tiens en aucun cas à dire que ce qui m’est arrivé est arrivé à tous les autres (femmes ou hommes!). Mais je pense qu’il est à un moment important de comprendre que ces agissements ne sont pas normaux, qu’ils dépassent les limites et que ce n’est pas acceptable de ne rien dire et de se taire. Parler ce n’est pas facile et nous nous en rendons compte ces derniers jours, mais il faut le faire.

Je vous fait l’impasse dans ma vie de femme au quotidien, depuis l’adolescence j’ai eu moi aussi mon lot d’harcèlement en tout genre, plus ou moins lourd, plus ou moins grave.

Quand j’ai enfilé mon uniforme j’ai vite compris qu’il était peut être une carapace, un signe distinctif, quelque chose que je pouvais arborer avec fierté et que j’ai porté la tête haute toutes ces années. Mais il m’a ouvert les yeux sur le regard que les hommes (et parfois les femmes) portaient sur moi, et pas toujours sans aucune arrière pensée derrière, croyez moi.

Mon premier vol pendant mon stage de 60h m’a directement mis dans le bain: je me suis penchée dans l’allée pour prendre un plateau et une main n’a pas hésité une seule seconde à m’agripper les fesses comme si elles lui appartenaient! Je ne vous dis pas la surprise... un collègue s’est vite empressé de remettre le propriétaire de la dite main à sa place, mais moi j’étais scotchée qu’on se permette un geste aussi franc devant des centaines de passagers! Avec le temps j’ai surtout appris à remettre moi même ces gens à leur place... ou ceux qui vous frôlent la poitrine « par mégarde », qui vous disent « vous êtes vraiment bonne » « dans quel hôtel puis-je vous retrouver? » et j’en passe! Malheureusement ça devient tellement habituel qu’on fait à peine attention alors que c’est déjà le mot et le geste de trop!

J’ai aussi connu le passager qui tente de vous embrasser, ou celui qui vous dit que vous étiez vraiment jolie à la piscine avec votre maillot de bain en vous dévisageant de manière très éloquente... vous vous dites que le vol va vraiment être long!

Mais deux événements m’ont surtout marqué pendant ces années: et ils ne viennent pas tous les deux de passagers comme on pourrait le croire.

J’ai été agressée par un passager sur un vol de nuit, qui a essayé de me choper dans un coin de l’avion qui est effectivement isolé, et il a fallu que je me débatte de toutes mes forces contre ce cochon transpirant et puant l’alcool pour réussir à m’en sortir. Au passage il a réussi à me griffer sur la poitrine et à me faire quelques bleus... j’étais terrorisée. La police l’attendait gentiment à l’arrivée à Paris et le pire a été certainement d’entendre qu’il en était pas à son premier coup... et qu’il a pu rentrer chez lui tranquillement et prendre sa correspondance car jamais aucune fille n’avait osé porter plainte!! J’étais écœurée... la plainte a suivi son cours pendant plusieurs mois, mais malheureusement sans aucune suite.

Quant à ma deuxième « mésaventure » et bien je l’ai vécue avec un collègue... qui lui a essayé de me choper dans les toilettes, au galley arrière sur un vol retour de nuit... là aussi j’étais sidérée car je faisais une totale confiance à mes collègues jusque là. Pas que cette confiance ai été totalement perdue après, mais j’étais forcément plus méfiante et c’est bien dommage...

Encore une fois je ne veux pas généraliser, mais il faut aussi arrêter de croire que ce métier n’est que sexe et débauche, qu’on est tous des libertins, des pros de l’orgie ou je ne sais quoi. Que ce soit en vol ou en escale, « non » c’est « non »! Chacun fait ce qu’il veut tant qu’il y a consentement.

Les collègues qui viennent gratter à la porte alors qu’on a clairement dit qu’on est pas intéressé, comment doit-on le prendre?

Je reviens aussi sur l’affaire Delarue: on l’a peut être oublié mais cet homme a continué à voler pendant des années sur AF, avec une carte platinum alors qu’on sait tous ce qu’il a fait en vol.

Il est plus que temps que les mentalités changent, qu’on éduque nos enfants et qu’on leur apprenne la différence entre faire un compliment ou pas, entre avoir un geste consenti ou non. Je souhaite de tout cœur que les langues se délient et je suis ravie de voir qu’enfin les femmes osent et parlent! Je suis fière, immensément fière de toutes ces personnes qui osent parler et s’exprimer sur leur vécu. Je souhaite juste que cela ne reste pas uniquement une affaire sans lendemain, c’est une affaire qui nous concerne tous et le combat ne fait que commencer.

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Les accidents, ça n'arrive pas qu'aux autres...!

Publié le par Votre ancienne PNC préférée!

Les accidents, ça n'arrive pas qu'aux autres...!

Voilà un long moment que je n'ai pas pris le temps de venir poster par ici... 

Aujourd'hui j'ai décidé de m'accorder ce temps, parce que je continue de recevoir de gentils messages de votre part chers lecteurs, et il y a une question qui revient régulièrement: mais pourquoi tu n'es plus PNC?

Il est temps je pense de vous expliquer le pourquoi du comment, j'espère que cela rendra mes collègues PN encore plus attentifs à leur environnement de travail et que cela ouvrira les yeux aux autres car non, les accidents n'arrivent (malheureusement) pas qu'aux autres.

C'est aussi un épisode de ma vie personnelle/professionnelle qui n'est pas facile, même si le temps fait bien les choses, mettre tout ça par écrit m'oblige à me replonger dans une période de ma vie que je souhaite surtout oublier!! Mais il parait qu'écrire est une thérapie alors ajoutons cela au long parcours de "guérison"...

... par où commencer?

Une date: le 27 novembre 2007. Jamais je n'oublierais ce jour, le "début" d'une longue descente aux enfers, alors qu'à la base j'avais appris la veille au soir que j'étais prise chez Air France!! 

J'étais encore chez Airlinair, sur le vol Montpellier-Lyon (ça aussi, on n'oublie pas), seule, vol plein. Météo au top! En même temps la météo ne rentre en rien de mon histoire (je vous fait mariner c'est tout :p)

Me voilà donc au galley arrière, sur le point de préparer mon service. Je sors donc le trolley de son emplacement... et ce que je ne vois pas c'est qu'une des roues avant s'est dérobée au moment où je le soulève pour le sortir de son emplacement (les PNC, vous reconnaissez le geste?)... je continue donc de sortir le trolley sans me rendre compte de rien, et une fois sortie je lâche la poignée pour mettre le frein et là... s'est arrivé en moins de 2s même pas... le trolley perds l'équilibre et l'angle vient taper de tout son poids (environ 50/60kg, il était plein en plus) sur le dessus de mon pied droit! Voilà l'accident tout bête, tout con, qui dure 2s et qui va changer ma vie. Ca ne tient pas à grand chose! Quand j'y pense j'enrage encore... comment ne pas voir qu'une roue est partie? Pourquoi mon pied était là dessous? Et surtout, pourquoi par la suite personne n'a été fichu de s'occuper de moi correctement?

J'ai fait l'aller/retour comme ça ce jour, j'avais super mal mais je pensais surtout que j'allais me retrouver avec un beau bleu... pour couronner le tout, je me retrouve le soir à l'hôtel à Montpellier avec une valise bloquée parce que les bagagistes s'étaient amusés à tourner la fermeture de celle-ci et à changer le code au pif... la bonne blague!! Me voilà à la réception de l'hôtel à forcer la serrure à 22h.. je les aurais tués!

Et puis à 4h du matin je me suis réveillée avec une douleur lancinante, j'ai compris que quelque chose n'allait vraiment pas: mon pied était gonflé, d'une couleur incertaine entre le bleu, le noir et le violet. Je pars en vol comme ça quand même alors que je ne peux pas poser le pied à terre... mais arrivés à Lyon je dis au commandant de bord que je vais finir par m'évanouir s'il continue à me faire voler sans appeler les renforts. De retour sur Montpellier il me conduit aux urgences, et là aussi le début de mes déboires commence: lecture de la radio à l'envers (....), le lisfranc? C'est cassé? On plâtre? On fait quoi? Bah rien. On mets un strapping et on fait rentrer la jeune fille chez elle parce que c'est flou cette histoire on comprends pas bien... et moi je ne dis rien, je ne suis pas médecin, vous voulez que je fasse quoi?!

Je passe 15j en béquilles, je m'inquiète un peu, en janvier je dois partir à New York avec ma maman! On enlève le strapping et c'est vraiment pas beau ce que je vois!! Mais pour les médecins ce n'est rien, c'est le fait d'avoir été enfermé dans un pansement 15j... ok...

Je pars en vacances, dur dur de marcher des kilomètres dans la grande pomme mais je ne cherche pas, je me dis que c'est normal!

Et puis la vie reprends son cours... je rentre chez Air France, enfin!!! Je commence à avoir des douleurs au genou, le droit, bizarre... après plusieurs examens, il s'avère que le ménisque est fissuré, et la gaine des tendons complètement enflée, à cause du choc de mon AT de novembre. Ok...

Le temps passe encore un peu, j'ai toujours un peu mal mais je me dis que ça mets du temps à guérir un pied... et puis me voilà sur un vol retour long courrier, je descends au poste repos, je suis très fatiguée et ce pied me lance de plus en plus va comprendre... 

Et au réveil, il a tout simplement doublé, peut être même triplé de volume!!! Que faire? Je n'arrive même pas à mettre mes chaussures d'uniforme, c'est la panique à bord... 

De retour à Paris, en plein mois d'août, j'entends de tout: une tumeur? une fracture de fatigue? une embolie? moi qui déteste les médecins et les piqûres je suis servie... je passe des heures aux urgences, dans les hôpitaux, personne ne sait, personne ne comprends... on pose un diagnostic là comme ça: algoneurodystrophie. Kesako??? Ah le choc suite à mon accident du travail... ok... mais comment on soigne ça? Et c'est parti, piqûres dans le ventre, traitements divers et variés, je suis une loque, je pleure de douleur et rien ne marche. Alors certains me disent: "Mlle, c'est dans votre tête, prenez des anti dépresseurs ça ira mieux". Comment ça?? J'ai un accident, un meuble qui me tombe sur le pied, mais c'est dans ma tête? Cette douleur qui ne part pas, ce pied enflé qui ne passe même pas dans une basket, c'est dans ma tête? Je suis au bord du désespoir...

Quant aux vols n'en parlons même pas... je me retrouve en arrêt sans cesse, en mi temps thérapeutique, harcelée par ma hiérarchie qui pense que je me la coule douce pendant mes arrêts répétés... j'en arrive à mentir pendant mes reprises d'activités au médecin du travail (et oui) parce que je veux, je dois travailler, car ma santé mentale en dépends, parce que j'ai peur de ne plus pouvoir voler, parce que de tout façon je ne sais pas ce qui cloche et qu'en prime financièrement c'est la galère de ne pas travailler.

2 longues années se passent comme ça. 2 ans. C'est long 2 ans, croyez moi. Cette douleur devient une obsession et pour le coup oui, les prémisses d'une déprime se font bels et bien sentir.

Et puis je guette une lueur d'espoir... un médecin qui veut m'opérer...!!! J'y crois, c'est lui mon sauveur!!!

Je pars pour mon dernier vol le sourire aux lèvres, en me disant que je reviendrais dans quelques mois en pleine forme et que là enfin je pourrais travailler comme tout le monde!!

Si seulement....

L'opération est un échec total, on se trompe sur la procédure chirurgicale, je me retrouve au bloc 2 fois, je chope une infection nosocomiale grave, me voilà hospitalisée, boîtante, les douleurs sont encore pire, on me dit que je ne remarcherais plus jamais comme avant. C'est bon là je touche le fond. 1 an et demi d'arrêt entre hôpitaux, opérations, traitements, et beaucoup, beaucoup de larmes. Pourquoi moi? Pourquoi j'en suis arrivée là? 

Je refuse d'entendre les médecins qui me disent: fini le métier d'hôtesse de l'air! Ils vous jettent ça à la figure comme "on n'a plus de baguette désolée mais on a du pain coupé!". C'est facile de dire ça... mais moi je vais faire quoi de ma vie?

Voilà comment un accident qui paraît anodin fout en l'air votre carrière... voilà comment en 2s la vie de quelqu'un bascule! 

Je ne suis plus une être humain avec une personnalité, mais un bout de chair qu'on ausculte, qu'on soulève, on charcute, on referme et on recommence. On comprends pas comment on en est arrivé là... bah ça tombe bien moi non plus!!! D'un coup d'un seul je me retrouve avec des séquelles à vie, des douleurs encore plus fortes qu'avant, et une déprime absolue. 

Et puis.... quand on touche le fond on ne peut que remonter n'est ce pas?

Que cette remontée a été longue!! Mais on s'accroche et on commence par faire le deuil: de son métier, de celle qu'on était et qu'on ne sera plus. Oui, je parle de "deuil" et je pèse mes mots. Le cheminement est exactement le même: le déni, la colère, l'acceptation, je suis passée par tout ça et je n'ai pas honte de le dire! 

J'ai repoussé les limites, j'ai lâché mes béquilles, j'ai commence à remarcher, d'abord mal et lentement, puis avec de plus en plus d'assurance et faisant taire la douleur. Elle est là, toujours, persistante et présente comme mon ombre, mais je refuse de l'écouter. J'ai accepté que je ne pourrais plus jamais être PNC et j'ai fait ma demande de perte de licence: la démarche la plus dure, parce que ce n'est pas MA décision mais bien celle du destin...

J'ai repris mes études, j'ai réappris à vivre, à retrouver le sourire et à aimer la vie. 

J'ai rangé mes uniformes, j'en ai gardé un en souvenir et j'ai ouvert ce blog... j'ai suivi une thérapie aussi, une vraie avec un psy lol avant d'en arriver là. Et j'ai reçu beaucoup, beaucoup d'amour: de la part de ma famille et de mes amis, de gens que je ne connaissais que virtuellement, de collègues. J'ai appris à puiser des ressources insoupçonnées au fond de moi, et j'ai pansé mes blessures. Accepter son handicap, ses limites, sans pour autant arrêter de vivre, bien au contraire!

La vie n'est pas un long fleuve tranquille c'est sûr! Mais jamais je n'aurais cru qu'un "accident du travail" ferait autant de dégâts et me ferais souffrir autant!

Je me suis demandée si j'aurais pu reprendre les vols comme avant mon opération? Impossible vu les douleurs, mais après j'avais tellement fait longtemps avec... sauf que ce métier vous demande tellement de vous, qu'en tout logique c'est impossible!! Que les médecins n'auraient jamais accepté, et qu'on ne peut pas faire ce travail "à moitié!".

Quand je prends l'avion comme simple passager, j'ai mal. Je souffre du début à la fin... voler n'est plus un plaisir, sauf pour la destination où il m'emmène... j'ai pleuré la première fois que j'ai repris les vols, et que j'ai vu mes collègues qui n'étaient plus mes collègues... de la colère et de la tristesse de me retrouver de l'autre côté du miroir... aujourd'hui j'arrive à en apprécier le sens, je suis là et je voyage! Mais quel chemin pour arriver à se dire ça... ça paraît rien comme ça.

Se reconstruire prends du temps, et j'ai fini par faire le deuil quand je me suis retrouvée à travailler pour les pnc en inaptitude... des histoires de vie différents, des accidents variés mais un point commun: devoir réapprendre une nouvelle vie, un nouveau métier et se sentir perdu et se demander si on s'en sortira? J'ai pu aider et accompagner mes collègues et ça été la meilleure des thérapies.

La page ne s'est pas encore complètement tournée, et peut etre qu'elle ne se tournera jamais complètement, mais aujourd'hui je veux croire que mes faiblesses et mes douleurs d'hier sont ma force de demain! Que les choses n'arrivent jamais par hasard et que tout cela a un sens, même si parfois cela m'échappe.

Je veux terminer ce long récit (désolée pour le pavé et encore je fais court) et disant à tous les PN: faites attention à vous, votre santé fait votre métier, et cela peut arriver à tout le monde, sans prévenir. Prenez soin de vous, prenez soin de votre corps et de votre esprit et volez en ayant toujours dans un coin de votre tête que ça peut s'arrêter du jour au lendemain! Et savourez quand vous êtes là haut dans ciel, la chance que vous avez de vous envoler chaque jour vers de nouveaux horizons. 

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Mes 10 coups de coeur en Europe!

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Mes 10 coups de coeur en Europe!

Pas facile de faire une top list!! Je suis une amoureuse des pays, des gens, de la culture, de notre Terre!!! Peu d'endroits ne me font pas vibrer, sourire, m'émerveiller! 

Mais la phrase qui revient souvent quand je dis que j'étais PNC est: "alors, quel est l'endroit que vous avez préféré?" Comment répondre?! Pour moi le choix est difficile... alors, commençons par notre vieille Europe, pas besoin d'aller bien loin pour se sentir dépaysé, pour découvrir des trésors et surtout prendre le temps de se perdre...! 

Ce qui est chouette quand on part à 2h de chez soi, c'est qu'on peut se permettre de partir une semaine ou un week-end, 48h loin du quotidien suffisent à recharger les batteries!

Mon top 10 est en fonction des villes et pays que je connais, mais il m'en reste encore beaucoup à découvrir en Europe et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin :p

1. Rome... ok je ne suis pas très objective, en bonne romaine que je suis!!! Mais ma ville de coeur reste pour moi une des plus belles villes du monde.... ceci dit, l'Italie cache des trésors un peu partout: je vous conseille la côte amalfitaine, Naples, la Sicile et la Sardaigne aussi, mais surtout Pantelleria, et puis Florence, la Toscane... la Ombrie.... et le nord de l'Italie avec ses lacs ou Venise! L'Italie, on ne peut décemment pas s'en passer :p

2. Plus qu'une ville je dirais encore un pays: l'Espagne! J'ai la chance d'avoir visité pas mal de villes: Madrid, Barcelone, Séville, Malaga et même la petite Gibraltar... l'Espagne est un pays chaleureux, accueillant, souriant! Les gens sont cools, la vie y semble paisible, et bien sûr festive!! Historiquement, c'est un pays riche et pleins de surprises, avec ses influences tantôt berbères, tantôt gothiques... où que vous alliez en Espagne, vous n'aurez qu'une envie: y retourner!

3. Londres! Bah oui, comment ne pas aimer Londres? Ma première visite date de mes... 14 ans! La claque! Depuis, chaque visite dans cette ville est magique, Londres ne se décrit pas, elle se vit! Il y a toujours quelque chose de nouveau à faire, à découvrir, c'est une ville qui vit à 100 à l'heure, et qui vous entraîne dans son tourbillon à peine mis le pied à terre!

4. Edimbourgh: je garde une lointain souvenir de cette ville fascinante, visitée bien bien avant d'être PNC... et pourtant tout est encore très clair et j'espère pouvoir y retourner un jour! Il y a quelque chose de magique dans l'air, une atmosphère qu'on ne rencontre pas partout... un je ne sais quoi de mystique presque! Je vous conseille vivement de faire un détour par l'Ecosse, on ne le regrette jamais :)

5. Lisbonne: ah oui, le Portugal fait partie de mes favoris! C'est peut être mon côté méditerranéen, vous aurez remarqué que je suis fan des pays du Sud (mais pas que!!), quand je vais à Lisbonne j'ai l'impression d'être un peu au bout de l'Europe, au bout du bout du bout... ce qui est le cas vous me direz! Une ville colorée, à l'image de ses habitants, riche de son histoire! Il y a peu j'ai aussi découvert Porto, un vrai coup de coeur pour ce petit bijou inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco! Je vous invite vivement à y passer un week-end, dépaysement assuré!

6. Budapest: la première ville de l'est de l'Europe que j'ai visité en tant que PNC! Je ne sais pas si c'est ça ou la ville en elle même, mais je suis très attachée à cette ville! Se retrouver sur le pont entre Buda et Pest, visiter le château, aller aux thermes (très locales je vous préviens!!), manger un goulash... on se croirait revenu au temps des tsars et des rois ;)

7. Copenhague: si vous êtes fan de Disney et que vous voulez aller voir la petite Sirène, c'est l'endroit idéal! Moi qui suis d'une nature frileuse et qui aime la chaleur, je ne peux pas le nier, grâce à mes escales sur moyen courrier j'ai appris à aimer les villes du nord de l'Europe! Me retrouver au coucher du soleil à midi à Oslo (très déroutant j'avoue!), visiter le musée du prix nobel à Stockholm... je me suis promise de retourner visiter comme il se doit ces pays qui m'ont donné un aperçu enchanteur de leurs villes!

8. Athènes: non, non, ce n'est pas parce que je suis romaine que je me sens en concurrence avec mes cousins grecs! Bien sûr je place Rome au dessus de tout :p mais Athènes et les vestiges du Parthénon vous donnent exactement ce même sentiment que lorsque vous êtes devant le Colisée: on sent petit et peu de choses. Je suis fascinée par les vieilles pierres que voulez vous... en même temps j'ai grandi avec :p

9. Berlin: grande surprise pour moi qui avait quelques réticences et n'était pas spécialement fan de l'Allemagne! Et bien cette ville, bien que reconstruite, garde en elle une telle trace du passé qu'on se doit de la visiter au moins une fois dans sa vie. Et puis c'est une ville cosmopolite, où il se passe énormément de choses et dans laquelle on ne peut pas s'ennuyer! A découvrir vite!

10. Amsterdam: pittoresque, vivante, entraînante! Voilà à quoi se résume pour moi cette jolie ville! 

Et en faisant ce top 10 j'en oublie pleins: Moscou et sa place Rouge, Saint Petersbourg, Istanbul, digne des contes des 1001 nuits, Varsovie, Bruxelles, et bien sûr... Paris!! 

Une liste non exhaustive, mais peut-on vraiment finir par faire le tour de tout ce qu'il y a à découvrir sur notre belle Planète?

Pour ma part, il me reste encore tant à découvrir non loin d'ici.. Prague, Dublin, retourner en Europe du Nord, la Grèce, la Croatie, Vienne! Je ne m'en lasse pas, j'en veux encore et encore!!

Et vous? ;)

Mes 10 coups de coeur en Europe!

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Une petite envie?

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Une petite envie?

Il faut croire que l'avion inspire mon envie d'écriture... Retour Bangkok, je suis pour la énième fois dans les toilettes (non ce n'est pas ce que vous pensez!!) et je me rappelle soudain de toutes ces choses et ces gens étranges qu'il m'est arrivé de croiser dans les toilettes de ces avions... Oui, il se passe des choses insoupçonnées, coincés à 10.000m dans des wc plus étroits que votre chambre d'étudiant.

Quelques perles qui me reviennent comme ça:

- ceux qui font pipi debout sur la cuvette et qui vous repeignent les toilettes (faut quand même être sportif)

- les classiques fumeurs qui craquent au bout de 2h de vol et qui pris en flag vous disent "c'est pas ce que vous croyez!"

- celle qui reste coincée sur la cuvette (aspiration du jour, bonjour! Si vous voyez ce que je veux dire!)

- ceux qui aimeraient faire partie du "high mile" club (encore des sportifs, décidément)

- les contorsionnistes (aussi connus sous le nom de "ceux qui mettent leurs mains là où ils ne devraient pas et qui ensuite ne savent plus l'enlever")

- les casseurs, qui vous défoncent une porte de toilette, pourtant ce n'est pas si compliqué à ouvrir et à fermer, si?

- les irréductibles du "je me lève toutes les 2h, je dérange la moitié de ma rangée mais je fais juste 2 gouttes on ne sait jamais"

- ceux qui restent 15mn et qui vous disent, au moment où vous allez frapper à la porte pour être sure qu'ils sont toujours vivant "j'avais juste besoin de calme et de détente"

- sans oublier les malades (mais je vous passe les détails, suis sympa :p)

Je n'ai pas connu celle qui accouche (ouf!), mais j'ai connu celle qui vous demande de vaporiser du spray floral 5mn avant qu'elle y aille, celle qui cherche désespérément le pommeau de douche (merci Emirates), celui et celle qui volent les produits sous votre nez ("ah, c'est pas cadeau les 300ml de produits Clarins?"), ou encore celui qui baisse le hublot qui se trouve dans les wc (bon ok j'avoue que ce hublot a un côté perturbant pour moi aussi, pourtant je vous assure que là haut personne ne peut vous voir!).

Bon sur ce super article ultra intéressant, j'y retourne (11h de vol les amis,11h!! ;) )

Une petite envie?

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Pensées d'une nuit...

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Je vous écris de cet avion, ce 777 que j'ai si bien connu!

Me voilà à 10.000m d'altitude, il fait nuit et comme chaque nuit passée dans ces carlingues qui m'ont emmené aux quatre coins du monde, je ne dors pas.

Bien sûr je suis de l'autre côté du miroir cette fois, simple passagère et j'observe depuis des heures ceux qui je ne peux m'empêcher d'appeler collègues: travailler, faire leurs gardes, discuter... L'impression si étrange de ne plus faire partie de ce monde et pourtant de ne pouvoir jamais vraiment m'en dissocier.

Je connais les moindres recoins de cet avion: le cockpit, les galleys, les postes repos... Son odeur m'est familière, je marche en terrain connu, sa lumière me donne cet aspect blafard que j'ai eu pendant des années! Je sais que la nuit va être blanche, et pourtant ici ça me paraît presque normal et du coup je ne me formalise pas.

Et puis je me retrouve par hasard à échanger quelques mots avec le stew de garde au galley avant et je suis presque à deux doigts de prendre une armoire pour m'asseoir comme si de rien n'était!

Ah ces galleys... Le haut lieu de nuits sans fin, de discussions à bâtons rompus avec des gens qu'on ne reverra peut être jamais, cet endroit où on se retrouve à parler à un inconnu comme à un ami de longue date de nos vies, de nos peurs et de nos chagrins mais aussi de nos joies... Que de fous rires, tout est si intense ici! Comme si les frontières nous les avions laissées aux hommes en bas.

Cela fait un moment que je ne vole plus en tant que pnc: 3 ans officiellement, 4 depuis mon accident... Et pourtant toutes ces choses sont ancrées en moi à jamais, je réalise qu'une fois pnc on le reste à vie, comme une marque indélébile tatouée dans notre cœur et dans notre tête. Et d'un coup je sens le manque de ces petites choses, de ces petits riens qui rendaient cette vie un peu dingue plus douce, de ces échanges, de ces nuits oh combien fatigantes, de ces vols interminables! Oui, être pnc me manque et je pense que je dois aussi accepter ce manque pour aller de l'avant. Mais ce qui me rassure au fond de moi c'est que j'ai la certitude d'être à jamais une pnc, impossible de tourner la page comme ça!

On évolue, on change, mais ce qui nous a forgé reste indéfiniment ancré à ce que nous sommes... Et je suis extrêmement fière de faire partie de ces hommes et de ces femmes :)

Et si j'essayais de fermer un peu les yeux pour cette fois et me laisser transporter?

Pensées d'une nuit...

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Prochaine rotation: direction l'Afrique!

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Prochaine rotation: direction l'Afrique!

Pour certains PNC ça va être un désastre!!! Comment échanger un vol Afrique sur son planning viiiiite!!!!

Pour d'autres, comme moi, c'est toujours un plaisir!

L'Afrique, on aime ou on n'aime pas, y a pas de juste milieu c'est clair... moi j'aime les paysages, les gens, la vie frénétique, la chaleur, la nourriture, bref je suis une Afrique addict!

Et puis il y a ceux qui sont au bord du désespoir quand ils découvrent qu'ils vont partir à Cotonou, Lomé, N'Djamena, Brazzaville, Bamako... ok, bien sûr pas toutes escales sont funs, certaines sont carrément craignos, il suffit de suivre l'actualité pour le savoir... mais comment ne pas tomber amoureux de ce continent aux milles couleurs?!

Dans tous les cas il y les PNC super, hyper organisés!!! Alors eux ils partent avec tout le nécessaire de survie pendant les prochaines 48h: boîtes de conserve (surtout ne pas toucher la nourriture africaine au risque de choper une indigestion.. pas de bol, moi la seule indigestion que j'ai chopé sur un vol retour c'était après avoir mangé un crab cake à Boston... plus jamais!!), sac de couchage pour dormir dedans dans le lit... bah un peu comme ça:

Prochaine rotation: direction l'Afrique!

Sans oublier les lingettes spécial "rotation Afrique", les kinder pour se remonter le moral, les dvd pour passer le temps....

Au début ça m'inquiétait: mais où vais-je atterrir?! J'ai rien prévu, je ne sais pas à quoi m'attendre!! Alors parfois j'ai eu raison de m'inquiéter :p l'eau jaune qui sort du robinet, le petit gekko qui t'attends sagement dans ta douche, les coupures d'électricité ou plus sérieusement les évacuations urgentes de l'hôtel, les coups d'état, les rotations qui s'allongent parce que l'avion qui est censé nous ramener ne peux pas atterrir... oui, parfois on se demande quand et comment on va rentrer de ce pays qui est plus souvent à feu et à sang.

Ma pire phobie: les serpents!! Dieu merci, ils n'ont pas eu envie de me rendre visite pendant mes escales africaines!! :p

Et pourtant malgré tout ça, le charme opère: cette chaleur humaine, ces sourires et ces rires, cette manière d'être si différentes de nous "européens" et qui me fait toujours sourire! Y a rien à faire, en Afrique je souris! Je suis positive :)

Je vous rassure, je vous avait parlé des passagers parfois difficiles, et bien même en Afrique on a notre lot de passagers qui nous rendent fous!! Pas facile les vols parfois!!

A bord, ce ne sont pas de clients, ce sont des ROIS et des REINES. Et bah je peux vous dire que l'arrivée à Paris à 5h du matin vous avez l'impression d'avoir faire un A/R Santiago!!

J'ai eu la chance de découvrir des endroits magnifiques, aussi beaux que ce que l'on peut voir dans les livres ou à la tv, rien n'est exagéré: l'Afrique est le berceau de l'humanité et elle le porte en elle, sur elle. L'Afrique me manque parfois: ai-je le fameux mal de l'Afrique dont on parle tant? Qui sait!

Mon rêve c'est de pouvoir un jour approcher de près tous ces animaux que je vois parfois avec tristesse dans les zoos: je veux faire un safari, je veux être au cœur de cette Afrique qui m'a tant fait rêver enfant!

Prochaine rotation: direction l'Afrique!

Mais j'ai déjà pu découvrir des villes que je n'aurais certainement jamais vu si je n'avais pas été pn, et ça c'est précieux!

Alors si vous avez l'occasion d'aller un jour en Afrique, foncez! Prenez le meilleur, imbibez vous de cette vie, de tout ce que vous verrez!

Certains d'entre vous me diront que c'est facile de parler ainsi, que la misère et la pauvreté sont partout là bas, que les enfants meurent de faim, que la guerre est partout et oui, c'est vrai. Mais je ne suis pas là pour faire un appel humanitaire aujourd'hui (quoique faites le, allez faire un tour chez Aviations sans Frontières ou n'importe quelle association humanitaire, c'est super important!), mais pour vous dire que malgré tout ça, malgré toutes ces choses horribles et choquantes, l'Afrique vaut la peine d'être vécue!!

Prochaine rotation: direction l'Afrique!Prochaine rotation: direction l'Afrique!
Prochaine rotation: direction l'Afrique!Prochaine rotation: direction l'Afrique!

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Ma plus belle émotion de voyage est...

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Ma plus belle émotion de voyage est...

.... une très très bonne question!!

Pas facile d'y répondre, surtout lorsqu'on a eu la chance, comme moi de voir des lieux magiques, de rencontrer de gens provenant des quatre coins du monde et de vivre des expériences hors du commun!

Est-elle liée à un lieu? A une personne? A un moment précis d'un voyage plus personnel que professionnel?

Je pense que la meilleure solution pour y répondre est de fermer les yeux, inspirer et laisser venir la première image qui me vient à l'esprit....

Je l'ai!

Je ne suis certainement pas très originale mais la voilà: la toute, toute, toute première fois que j'ai mis les pieds à New York! C'était en janvier 2008, un cadeau pour les 60 ans de ma maman qui rêvait depuis toujours de découvrir The Big Apple et pour le coup une découverte pour moi aussi qui connaissait déjà les Etats Unis mais qui n'avait encore jamais été à NYC!

Ma plus belle émotion est donc dans cette ville magique, folle, virevoltante, enivrante, une ville dans laquelle je pourrais tout à fait vivre et me sentir comme chez moi...

Le jour où nous sommes arrivées nous étions aussi un peu émues l'une et l'autre sans vraiment oser se le dire: cette ville dont mon papa nous avait tant parlé, qu'il nous avait fait découvrir à travers ses yeux et ses récits car il y avait vécu plus de 7 ans, et qu'il rêvait de nous faire à notre tour découvrir un jour. Malheureusement, nous n'avons jamais eu cette chance, mais c'est certain y aller pour la première fois toutes les deux a été un moment fort... je pense que nous avions elle et moi la petite boule à la gorge mais aucunement envie de se l'avouer: on était là pour passer des vacances joyeuses!!

J'arrive donc à ce moment d'émotion: pas de tristesse, pas de larmes mais... un énorme fou rire!!! Un éclat dans les rues de Times Square, au moment où nous sommes descendues de la navette de l'aéroport, et que nous nous sommes retrouvées deux petites choses perdues dans cet immense carrefour fourmillant de monde en train de chercher la rue de notre hôtel! On s'est arrêtées là, en pleine rue, on s'est regardées... et sans même se parler on est parties dans un des meilleurs fous rires de ma vie! A ce moment là on s'est comprises, on étaient les meilleures complices du monde, ici à 8000km de chez nous, dans cette ville que nous avions tant attendu de découvrir elle et moi... et la joie et le rire nous ont envahi et c'était juste la meilleure sensation du monde! J'étais heureuse de pouvoir lui offrir ça, j'étais heureuse d'être pour la première fois ici avec elle et j'étais attendrie de voir ma baroudeuse de maman toute petite à côté des ces immenses buildings, les yeux écarquillés, un peu intimidée et perdue, elle qui avait surtout voyagé toute sa vie dans des pays à 1000 lieues du brouhaha américain!

Nous avons passé cette semaine ensemble à vivre le rêve américain de mon papa, à rire, à manger, à marcher, à mourir de froid puis de chaud, à faire du shopping, à voir un spectacle à Broadway, à se perdre, à rêvasser.... oui ma plus belle émotion de voyage c'était sans doute celle là, et je suis chanceuse d'avoir pu la vivre!

Ce souvenir n'enlève en rien tous les autres superbes moments que j'ai pu vivre seule ou accompagnée, et surtout tous ceux qui m'attendent... mais si je devais vraiment en choisir un aujourd'hui, c'est celui là :)

Ma plus belle émotion de voyage est...

J'ai besoin de vous!! Je participe à un concours pour essayer de gagner un voyage à Haïti, pour cela merci de voter pour mon article en cliquant directement sur ce lien: http://www.easyvoyage.com/easygame

MERCI!!!

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